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D comme Darius Twin (SNES, 1991)

Premier épisode exclusif à sortir sur Super Nintendo (en 1991) - rapidement suivi de Darius Force (dès 1993) - la cartouche Darius twin vient s'enficher, dans la chronologie des Darius, juste après Darius 2 et juste avant (le monument de la série) Darius Gaiden...

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Situé quelque part entre R-type (pour ses tirs diagonaux qui croisent les fers en quatre endroits) et Area 88 (pour son aspect très coloré et son défilement parallaxe - suffisamment similaires pour m'en inspirer la comparaison), le jeu navigue entre deux eaux. Les couleurs chaleureuses, les sons 16bits de la SNES d'un côté, une ambiance qui se veut trouble et glaciale (et nécessaire à la série) de l'autre.

Voilà une mise en boite délicate mais qui conserve (autant que son fer le peu) attraits et points communs. Tous les cyber-poissons, qu'il vous faudra chasser, se sont donnés rendez-vous. Et répondent aussi présents, les décors abyssaux.

L'action prend place plusieurs centaines d'années après que Proco et Tiat aient fui Darius pour la planète Orga. L'envahisseur Belser approchant à nouveau, vous ressortez les Siver Hawk. Le scénario ne comprend pas plus de couleuvres spatiales à avaler que celles-ci mais une ration géante de Double fishes, d'encornets, de langoustes, tortues, chevaux et loutres de mer et autres brochets de services.      

Alors, quoi ?

Sans défaut apparent (le jeu ne scintille pas, ne clignote pas, ne ralentit à aucun moment) Darius Twin est un « tuez-les tous » agréable et trés facile d'accès. Le shoot sort même du lot ! Nombreuses sont les propositions de l'époque moins inspirées, réalisées ou plus difficiles.

Seuls les puristes de la saga, en quête de l'expérience quasi mystique qu'elle insuffle en arcade, pourront être déçus par une tangible atténuation du côté sombre du jeu. Les embranchements (au nombre de 12 mais finalement assez semblables) feront (aussi) railler. Mais sept niveaux bien différents s'y dénombre, la norme pour l'époque. Aux plus sceptiques, je renverrai au stage « I » (G ou H) qui fait montre à lui seul d'une atmosphère où « l'inquiétance » peut régner en couleurs.  

Un bain de jouvence !

Le ciel y est bleu, la mer turquoise. Les poissons, sur tons d'émeraudes, planent face à vous dans des décors enchanteurs. Faits de montagnes, de grottes, de fonds marins, ceux-ci défilent sur plusieurs plans. La noirceur de l'espace, poudrée d'étoile, est saisissante. Et l'action, bien que soutenue, est habilement tempérée. La Musique, typique de l'ère chiptune (encore heureux !), fait également « le job ». Aussi, passé quelques thèmes entrainants, le joueur emplit d'ondes positives, peut alors triompher. De tout ? Non. Une nostalgie douce mais tenace peut s'emparer des plus anciens. Faites gaffe !

pour aller + loin...

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