
Une pelle pour Shovel Knight, une canne pour Picsou… et désormais une échelle. Le développeur Alex Kunchevsky, du studio Outlane, a dévoilé Ladder Knight, un jeu de plateforme et de réflexion en pixel art attendu sur Steam en décembre, sur Windows, macOS et Linux. Le héros n'a qu'un seul outil, et le jeu entier repose sur les usages inattendus qu'il peut en faire.
Gentleman cambrioleur et échelle à ressort
Le héros est un gentleman cambrioleur équipé d'un large chapeau, d'une écharpe pourpre et d'une échelle qu'il ne quitte jamais. Celle-ci jaillit à la verticale jusqu'à rencontrer un obstacle. Elle sert à atteindre une corniche, à actionner un interrupteur, à assommer un monstre ou même à fendre une cascade, le tout avec un seul bouton. Le point de départ est un cambriolage à deux à la Tour du Sorcier, censé être une simple formalité. L'opération tourne mal : son complice se retrouve en difficulté, et un monde étrange se dresse entre le héros et le chemin du retour. « Un chapeau, une écharpe, une échelle. C'est tout le plan », résume le personnage.
Le voyage mène de la forêt d'Amberwood à des mers gelées, des cités éclairées à la lanterne et des citadelles mécaniques. En chemin, le joueur croise une galerie de personnages, alliés ou adversaires : Hammer Girl, le Keeper qui tient un feu de camp au cœur d'Amberwood, le Baron, un Forgemaster qui a son avis sur l'échelle, ou encore le Bone Wyrm, un dragon squelettique cracheur de feu. Passages cachés, lieux secrets et trésors récompensent ceux qui quittent le chemin principal, avant des affrontements contre des boss de grande taille.





Une longue lignée d'ustensiles détournés
Faire d'un objet du quotidien l'unique ressort du gameplay est une tradition bien ancrée. Dès 1982, Dig Dug de Namco gonflait ses ennemis à la pompe jusqu'à l'explosion. En 1989, sur NES, DuckTales faisait de la canne de Picsou un pogo pour rebondir sur les ennemis. Irem armait Hammerin' Harry d'un maillet géant, et Nintendo confiait à Luigi un aspirateur à fantômes dans Luigi's Mansion. Plus près de nous, Yacht Club Games a bâti toute une saga sur la pelle de Shovel Knight, studio qui vient d'ailleurs de dépasser les 500 000 ventes avec Mina the Hollower. Getting Over It de Bennett Foddy a érigé le marteau en instrument d'escalade, et le parapluie s'est imposé comme arme dans Gunbrella ou, plus récemment, dans le soulslike Memoria Wake. L'échelle, accessoire de décor par excellence depuis Donkey Kong et Lode Runner, passe ici du statut de décor à celui d'outil du héros.
Une démo déjà jouable
Une démo gratuite est disponible sur le site officiel. Elle permet de s'infiltrer dans la Tour du Sorcier puis de parcourir Amberwood, au clavier ou à la manette. Le jeu sera traduit en quatorze langues, dont le français. Sur sa fiche Steam, l'équipe précise que des outils d'IA ont aidé à concevoir certaines animations procédurales et certains effets sonores, ensuite revus et retravaillés pour coller à la direction artistique, et que tous les éléments graphiques du jeu ont été dessinés à la main. Alex Kunchevsky partage l'avancement du développement sur son compte X.
Sources : Steam, Ladder Knight, Alex Kunchevsky
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