
Huit ans après un premier épisode devenu une référence de la scène homebrew, Steel Ranger 2 est disponible depuis le 20 octobre sur Commodore 64. Développée par Covert Bitops, la structure du développeur finlandais Lasse Öörni, cette suite est publiée par l'éditeur allemand Protovision, en version numérique comme en édition physique.
Retour sur une Terre dévastée
Sorti en 2018 chez Psytronik, le premier Steel Ranger avait succédé à Hessian dans la ludographie de Lasse Öörni. Ce run-and-gun aux accents d'aventure avait été classé parmi les dix meilleurs jeux C64 de tous les temps lors d'un vote de la communauté. Ses inspirations sont assumées : Turrican pour l'action, dont le compositeur historique Chris Hülsbeck reste une figure tutélaire de la machine, et Metroid pour l'exploration.
L'intrigue de cette suite se déroule en 2224, six ans après la victoire de l'humanité sur Omega, une intelligence artificielle rebelle et sa horde mécanique. Alors que la galaxie goûte enfin à la reconstruction, une série de bombardements orbitaux frappe plusieurs colonies et stations spatiales. L'enquête remonte jusqu'à une Terre désolée, où d'anciens systèmes de défense automatisés se sont mystérieusement réactivés. La piste d'une simple défaillance technique ne tient pas longtemps : des résidus de nanorobots retrouvés dans les décombres laissent soupçonner une conspiration. Le joueur incarne un officier embarqué à bord du vaisseau éclaireur UMS Flail, dont la mission tourne court et le laisse isolé sur une planète hostile.




Plus de 800 écrans à explorer
Le moteur de jeu a été entièrement revu. Il gagne en fluidité et propose un défilement multidirectionnel à pleine cadence sur plus de 800 écrans. L'exploration récompense la curiosité, avec des zones secrètes et une armure Ranger de deuxième génération qu'il est possible d'améliorer pour gagner en mobilité et en réserve d'énergie. L'arsenal s'étoffe : fusil à plusieurs modes de tir, mines, bombes intelligentes, lames d'énergie et une sélection élargie d'armes lourdes, indispensables face à des dizaines de types d'ennemis et à des boss particulièrement coriaces.
La bande-son originale, composée pour la puce SID, dure 45 minutes. Le jeu propose plusieurs emplacements de sauvegarde ainsi qu'un récit à embranchements dont l'issue dépend des choix du joueur. Les versions PAL et NTSC offrent un rendu sonore et visuel identique. Covert Bitops précise par ailleurs qu'aucune IA générative n'a été utilisée pour concevoir le contenu du jeu, une précision qui n'a rien d'anodin à l'heure où les portages assistés par intelligence artificielle se multiplient sur les machines 8 bits.
Disquette ou cartouche EasyFlash
Protovision, déjà derrière des productions remarquées comme Sam's Journey ou Another Pig Quest, distribue le jeu sur sa boutique en ligne et sur itch.io. La version numérique fournit des images disque pour les différents lecteurs physiques ainsi qu'une version pour cartouche EasyFlash, compatible avec la plupart des configurations modernes. Les joueurs qui avaient précommandé le jeu peuvent dès à présent télécharger leurs fichiers. Une vidéo de gameplay donne un aperçu de l'action.
Cette sortie confirme la vitalité d'une scène qui continue, plus de quarante ans après la commercialisation du Commodore 64, de produire des jeux d'une ambition comparable à celle des grandes productions de l'époque, à l'image du récent Doom sur la machine.
Sources : Protovision
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