
Sept ans. C'est le temps qu'aura passé BitBeamCannon à travailler sur Metro Siege, un beat'em up en vue latérale destiné à l'Amiga, à la Neo Geo et au PC. Le projet, déjà repéré il y a plusieurs années pour ses visuels 16 bits soignés, vient de franchir une étape décisive : sa campagne Kickstarter, lancée le 6 juin 2026, a pulvérisé son objectif de 13 817 livres sterling en moins de 48 heures. Le compteur affiche déjà plus de 24 000 livres levées, avec encore 28 jours de campagne devant lui.
Un système de combat taillé pour le 16 bits
Inspiré par des classiques comme Final Fight et Streets of Rage, Metro Siege ne se contente pas de recycler les formules du genre. Le système de combat intègre des mécaniques inhabituelles pour un beat'em up rétro : coups de poing, coups de pied, attaques spéciales et elbow drops constituent l'arsenal de base, mais c'est le système défensif qui retient l'attention. Le blocage absorbe les attaques faibles, tandis que les frappes puissantes infligent des dégâts partiels même en garde. Une parade parfaite — exécutée à la dernière fraction de seconde — déclenche une contre-attaque qui inflige des dégâts bonus et restaure un peu de vie et de jauge spéciale. Les ennemis au sol peuvent être frappés au pied, écrasés d'un knee-drop dévastateur ou ensevelis sous le corps d'un autre adversaire lancé sur eux. Le knee-drop inflige les dégâts les plus lourds, mais le joueur prend le risque de se blesser si la cible roule hors de portée.
Trois personnages jouables sont proposés, chacun avec un style de combat distinct. Kim, une policière suspendue qui enquêtait sur la mort de son père, et Alex, son ami propriétaire d'une salle de MMA, forment le duo principal. En sélectionnant un personnage avec un bouton différent ou après qu'un autre joueur l'a choisi, on accède à une version alternative avec une apparence différente mais un style de combat identique. Les adversaires montent en compétence au fil de la progression, adoptant de nouveaux styles pour éviter que le joueur ne sombre dans le pilotage automatique.
Trois plateformes, trois approches
La version Amiga, conçue pour tourner sur un Amiga 500 avec 512 Ko de RAM additionnelle, arrivera en premier. Pour faire tenir l'ensemble des animations dans la limite d'un mégaoctet de mémoire, BitBeamCannon a mis au point un système d'animation modulaire : chaque image est assemblée à partir de parties de corps réutilisées d'une animation à l'autre. Une option AGA permettra d'atteindre 50 images par seconde. La distribution inclura des fichiers disquette, une image ISO CD et un paquet WHDLoad. Le projet avait d'ailleurs déjà fait parler de lui lors de précédentes démonstrations, aux côtés d'autres titres ambitieux comme DaemonClaw et Wrong Way Driver.
Sur Neo Geo, l'approche change radicalement : chaque image de chaque animation est dessinée à la main en full frame, tirant parti de la puissance sprite de la machine pour afficher des décors plus détaillés, davantage de couleurs à l'écran et un HUD superposé aux graphismes de jeu. La version PC, distribuée via Steam et Itch.io, reprend la base graphique Neo Geo en y ajoutant un format écran large, des améliorations visuelles et un mode de difficulté Chaos avec un nombre d'ennemis à l'écran démultiplié. L'achat de la version numérique PC donne accès aux trois versions du jeu.
Les éditions physiques Amiga se déclinent en plusieurs formats — DVD case, coffret CD et clé USB, coffret disquettes — tandis que les éditions Collector et Ultimate ne comprennent pas les disquettes, ajoutables séparément. Côté bande-son, John Tsakiris compose une partition décrite comme cinématique et jazzy, en accord avec l'ambiance urbaine du jeu. À partir de 13 euros pour la version numérique, Metro Siege promet du contenu solide pour un beat'em up qui aura pris son temps.
source : Kickstarter
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