Neo Geo AES+ au TGS : 400 000 bonnes raisons d'avoir pris du retard

/ Prise en main de la Neo Geo AES+ au Tokyo Game Show 2026 : les raisons du report d'un an, une machine convaincante et un catalogue qui gonfle.
publié le 17 septembre 2026

Attendue de pied ferme par les nostalgiques de SNK, la Neo Geo AES+ s'est montrée au Tokyo Game Show 2026, quelques semaines après l'annonce de son report d'un an. L'occasion d'une prise en main détaillée, relayée en vidéo, qui dissipe une grande partie des doutes : la machine rééditée par Plaion semble tenir ses promesses, et le retard trouve enfin une explication rationnelle. Nous en parlions déjà lorsque le report d'un an a été officialisé.

Un retard provoqué par un succès démesuré

Contrairement aux craintes, le problème ne venait pas de la console elle-même, mais de son environnement de production. La cause première tient au raz-de-marée de précommandes : Plaion aurait vendu environ trente fois plus de machines que sa prévision initiale, ce qui, au doigt mouillé, pourrait représenter près de 400 000 unités. Passer d'une petite production maîtrisée à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires fait tout exploser : disponibilité des composants, chaîne de fabrication, approvisionnement.

La conséquence est concrète. Certains composants initialement retenus n'étaient plus disponibles dans les quantités nécessaires, obligeant à redessiner le circuit imprimé des jeux, ce qui nécessite par exemple, de passer d'une mémoire NOR Flash parallèle à une NOR Flash série. Côté cartouches, l'unique moule prévu pour les coques laisse place à cinq moules, avec des usines tournant 24 heures sur 24. La véritable raison du report reste toutefois le manque de jeux prêts pour accompagner autant de consoles. La communication de Plaion, annoncée tardivement et sèchement, a certes déçu, mais le délai apparaît finalement justifié.

Une machine revue, testée et convaincante

Manette en main, l'impression est très positive. Sur les dix jeux disponibles au stand, la réponse aux commandes est jugée impeccable, à la frame près. Le quartz de la carte mère est confirmé à 48,33 MHz, et le BIOS de l'ASIC est présenté comme évolutif, ce qui permettra de corriger ou d'ajouter des fonctions après la sortie. Seul accroc relevé : une coupure de son sur Shock Troopers en pleine partie, dont l'origine (bug du stand ou souci à corriger) reste à confirmer.

Bonne nouvelle pour les puristes : s'il ne reprend pas les cheats de l'UniBIOS d'origine, le firmware conserve ses fonctions clés, dont la bascule des jeux en mode MVS. Un détail lourd de conséquences, puisque Samurai Shodown V Special ne devrait ainsi pas être proposé dans sa version censurée. Côté finition, les coques adoptent un plastique ABS mat et granuleux d'environ 2 mm, un choix assumé pour la robustesse et pour limiter le jaunissement dans le temps, y compris sur la version blanche. Le stick et les boutons offriraient enfin un meilleur confort que ceux de la Neo Geo originale.

Scanlines, catalogue et partenaire mystère

Sur la question sensible des scanlines, aucune n'était visible sur les écrans du TGS, sans exclure une option cachée dans la version finale. La console tient néanmoins sa promesse fondamentale : une sortie RGB compatible avec un écran cathodique, via Péritel, pour retrouver un rendu authentique sur CRT. Pour un affichage moderne, un OSSC ou un RetroTINK restent les alliés habituels.

Reste le plus intrigant : le catalogue. Une vingtaine de titres supplémentaires seraient déjà prévus, dont une compilation de plusieurs Puzzle Bobble et le récemment annoncé Zero Wing, licencié par Tatsujin. Surtout, un partenariat vient d'être conclu avec une grosse société de l'arcade, dont l'identité reste secrète, mais dont on sait qu'il ne s'agit pas de Taito, malgré ce que la présence de Puzzle Bobble pourrait laisser croire. De quoi promettre des surprises, sur une machine qui pousse le culte du support physique à contre-courant de l'époque.

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Sources : Life is a Video Game sur YouTube

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