
Quiconque possède plus de trois consoles anciennes connaît le problème : une multiprise saturée, autant de blocs secteur encombrants que de machines, et des transformateurs d'époque dont la fiabilité décline avec les années. Kytor Industries propose une réponse matérielle avec le RetroTap, concentrateur d'alimentation continue attendu le 3 septembre 2026 au tarif de 59,99 dollars.
Onze sorties pour quarante-cinq machines
Le principe est simple : une entrée unique en 9 volts alimente onze prises réparties selon les standards de connecteurs les plus répandus dans le rétrogaming. Cinq sorties au format 5,5 sur 2,1 millimètres en polarité centre négatif, dont quatre à 1,25 ampère et une à 3 ampères ; quatre sorties en 4,8 sur 1,7 millimètre en centre positif, avec la même répartition ; une sortie en 6,5 sur 3,0 millimètres ; et enfin un port USB-C délivrant 5 volts jusqu'à 4 ampères, sans prise en charge du protocole Power Delivery.

La liste de compatibilité annoncée dépasse les quarante-cinq machines. Côté Sega, on trouve la Master System, la Mega Drive, le Mega CD, le 32X et la Game Gear ; côté Nintendo, la NES, la Famicom, la Super Famicom, la Super Nintendo et le Virtual Boy ; s'y ajoutent la PC Engine et la TurboGrafx-16, la Jaguar et son extension CD, ainsi que certaines Neo Geo AES. Les machines à circuit logique programmable ne sont pas oubliées, du MiSTer FPGA et de sa déclinaison Pi jusqu'à la Mega Sg, la Super Nt et la SuperStation One.
Chaque sortie dispose d'un fusible réarmable, qui coupe le courant en cas de surintensité puis rétablit le service une fois le défaut disparu, sans remplacement de pièce. Le boîtier intègre par ailleurs un étage de filtrage destiné à réduire le bruit et l'ondulation résiduelle, deux paramètres qui se traduisent directement par des parasites à l'image et au son sur du matériel ancien. Le fabricant annonce plus de six mois de tests avant commercialisation, et propose des câbles en calibre 18 AWG à part.
Ce que le tarif ne comprend pas
Un détail mérite d'être souligné, car il change le calcul : l'alimentation elle-même n'est pas fournie. Le boîtier réclame une source en 9 volts capable de délivrer entre 5 et 6 ampères, à acheter séparément. Les 59,99 dollars affichés ne constituent donc pas le coût réel de l'installation.
Le calcul reste malgré tout favorable pour qui possède plusieurs machines, ne serait-ce que parce qu'il évite d'accumuler des transformateurs d'origine dont les condensateurs ont quarante ans. Ces blocs vieillissants constituent d'ailleurs l'une des premières causes de panne sur du matériel ancien, la tension délivrée dérivant lentement jusqu'à endommager la console qu'ils sont censés alimenter. Remplacer l'ensemble par une source unique et récente relève autant de l'ergonomie que de la préservation.
Ce qui reste sur le carreau
Trois absences notables : la Dreamcast, la PlayStation 2 et la PSP ne figurent pas dans la liste, ces machines étant équipées d'une alimentation interne branchée directement sur le secteur. Aucun concentrateur en courant continu ne peut les prendre en charge, quelle que soit sa conception.
La distribution s'effectuera par séries limitées depuis le site du fabricant, l'article étant pour l'instant indiqué en rupture avant l'ouverture des commandes. Un modèle de mise sur le marché devenu courant sur ce segment, où la demande est difficile à évaluer et les volumes trop faibles pour intéresser la grande distribution, comme le montrent aussi les rééditions de consoles à circuit programmable.
toutes les infos et précommande : https://kytor.com/store/product/retrotap/
Vous aimez notre contenu ?
Suivez-nous pour ne rien manquer !