Commodore 77 : le C64 Ultimate passe en mode Cyberpunk 2077

/ Commodore et CD Projekt Red transforment le C64 Ultimate en objet cyberpunk : le Commodore 77 mêle FPGA à 77 MHz, démo maison et musique SID.
publié le 27 août 2026

Le Commodore 64 n'en finit plus de renaître, et sa dernière incarnation troque le beige d'origine contre le néon de Night City. Commodore International et le studio polonais CD Projekt Red ont dévoilé sur le stand de la Gamescom le Commodore 77, une édition spéciale du C64 Ultimate entièrement habillée aux couleurs de Cyberpunk 2077. Une rencontre entre le rétrocomputing et le futur crasseux imaginé par le jeu de 2020, résumée par la firme comme « une collaboration où l'art imite la vie ».

Un C64 Ultimate déguisé en implant Arasaka

Sous le capot, la machine reprend l'architecture du C64 Ultimate à base de FPGA déjà commercialisé par le nouveau Commodore : un composant AMD Artix 7 XC7A100T qui recrée le matériel d'origine et grimpe ici jusqu'à 77 MHz, loin du petit mégahertz de la machine de 1982. Le chiffre 77 devient d'ailleurs le fil rouge de l'opération, du nom du produit à sa vitesse de pointe en passant par le millésime du jeu. Côté connectique, l'appareil embarque sortie HDMI, WiFi et port USB.

L'habillage, lui, assume pleinement son sujet. Boîtier redessiné, inserts métalliques, LED et tags façon graffiti composent une esthétique que l'un des visiteurs présents à Cologne a qualifiée de « appropriately garish in an old school low tech kind of way » — tape-à-l'œil comme il se doit, dans un esprit rétro et volontairement low-tech. Chez CD Projekt Red, Patrick Mills décrit une machine fidèle au côté « chunky et tactile » de la technologie du jeu.

Une démo signée Arise et une bande-son 24 canaux

Le Commodore 77 ne se contente pas d'un déguisement. La boîte renferme une cartouche exclusive de 2 Mo baptisée The Shard, dont le design s'inspire des shards de données du jeu et de la mégacorpo Arasaka. Elle contient une démo audiovisuelle 8 bits développée par le groupe de démomakers polonais Arise, clin d'œil supplémentaire à un pays où le Commodore 64 n'a jamais vraiment quitté la scène. La bande-son, elle, est confiée à LukHash, qui exploite une musique SID stéréo sur 24 canaux.

Le reste du bundle joue la carte du collector : guide utilisateur à reliure spirale truffé de programmes BASIC aux couleurs du jeu, pin's et stickers exclusifs, câble HDMI rallongé et adaptateur secteur universel. Christian Simpson, patron du nouveau Commodore, y voit « un alignement naturel entre l'indépendance du rétrocomputing et l'éthique de Cyberpunk », une machine pensée pour créer librement, sans tutelle.

Un tarif clin d'œil et des livraisons pour 2027

Affiché à 377 dollars, le Commodore 77 pousse le jeu de chiffres jusqu'au prix. Les précommandes sont ouvertes sur le site officiel de Commodore, avec des livraisons annoncées par vagues à partir de février 2027. Sur le stand de la Gamescom, l'engin voisinait avec le reste du catalogue maison : le dumbphone rétro Callback 8020, proposé à partir de 399 dollars, et surtout le joystick TAC-2 ressuscité, vendu 49,99 dollars. De quoi reconstituer, à la sauce Night City, un petit écosystème 8 bits complet — la nostalgie servie avec un implant cybernétique.

YouTube Thumbnail

Sources : Retro Dodo

‹ Article précédent
Ridge Racer Collection : trois bornes Namco portées sur PC et Xbox
Article suivant ›
Sanitarium Enhanced : le classique de l'horreur ressort de son asile