
Le Amstrad CPC Plus n'a pas fini de surprendre. Repéré par le site espagnol AUA Amstrad, Puto Zombie est un run and gun en développement pour la machine d'Amstrad et sa déclinaison console, la GX4000. Le jeu est porté par Canaritel, un projet indépendant, « sin una fecha de lanzamiento impuesta ni una editora detrás », c'est-à-dire sans date de sortie imposée ni éditeur. Son ambition est affichée : montrer jusqu'où peut aller le matériel du CPC Plus lorsqu'on exploite vraiment ses capacités.
Retour dans la base
Le jeu s'inspire du Jour des morts-vivants de George A. Romero, sorti en 1985. Le monde a pris fin sans prévenir, et ce qu'il reste du gouvernement envoie des patrouilles chercher des survivants, qui reviennent presque toujours bredouilles. Deux ans après avoir quitté une base militaire souterraine, la scientifique Sarah y retourne seule. Chaque semaine, seul Miguel répondait à ses appels radio, et l'on dit qu'il a changé : il descend désormais seul dans les niveaux scellés. Quant à l'ancien personnel de la base, il est toujours en service, à sa manière. Une introduction d'un peu plus d'une minute, en huit scènes accompagnées d'une musique composée pour la puce sonore de la machine, plante le décor, avec des textes en espagnol sur la cartouche.

Le CPC Plus poussé à 50 images par seconde
Mêlant plateforme et tir en défilement horizontal, dans l'esprit des bornes d'arcade de la fin des années 1980, Puto Zombie exploite les atouts de l'ASIC, la puce ajoutée par Amstrad au CPC Plus en 1990. Le défilement et les personnages tournent à 50 images par seconde, soit la fréquence de l'écran, sans saccades. L'affichage occupe tout l'écran, sans le cadre habituel, en mode 0 avec une résolution de 192 × 272, et combine les modes 0 et 1. Le défilement est fin au pixel près, avec un effet de parallaxe sur deux plans. Les 16 sprites matériels de la machine sont répartis pour afficher davantage d'ennemis, et les couleurs sont puisées dans une palette de 4 096 teintes. Des centaines d'images d'animation sont gérées par un code optimisé en assembleur Z80.




La musique et les effets sont composés pour la puce sonore AY-3-8912 d'origine et ses trois canaux. Le jeu comptera trois niveaux de trois zones chacun, de la surface jusqu'au fond de la base. Il nécessite un CPC Plus doté de 128 Ko de mémoire, et se jouera sur une vraie machine avec une cartouche picoGX de 1,5 Mo, ou sur un émulateur compatible. Les créateurs le soulignent : en 1990, une cartouche Plus ne contenait que 128 Ko.
Un développement assisté par IA, et assumé
Les auteurs l'annoncent clairement sur le site du jeu : Puto Zombie est développé avec l'aide de l'intelligence artificielle. Le code, les graphismes et la musique passent entre des mains humaines et par des modèles d'IA, et chaque élément est testé sur la machine avant d'être validé. Cette transparence n'est pas anodine, alors que le recours à l'IA divise la scène et que des portails comme CPC Power ont choisi de ne plus référencer ces productions, comme le détaillait le dossier consacré aux jeux rétro générés par IA. À la différence de nombreux portages, il s'agit ici d'une création originale.
Le projet avance. Le moteur de défilement plein écran, les animations de Sarah, de Miguel et des zombies, ainsi que le menu en musique sont terminés. L'introduction est en cours de révision, et les niveaux, les missions et les échanges radio avec Miguel sont en chantier. La cartouche viendra ensuite, quand tout sera au point. AUA Amstrad conclut : « Un proyecto que habrá que seguir de cerca, especialmente por sus 50 FPS ». Le CPC Plus continue ainsi d'accueillir des projets ambitieux, après le portage d'Alien 3 ou les adaptations des jeux des Bitmap Brothers. Les autres projets pour la machine sont réunis sur la page Amstrad CPC Plus.
Sources : Puto Zombie
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