
Un parasite au cœur d'une planète vivante
Voraxis, développé et édité par le studio Hexcode, propose un concept aussi original que dérangeant. Dans ce roguelike deck-builder, le joueur incarne un parasite qui creuse à travers les couches d'un monde organique en mutation. Chaque carte de son deck ne sert pas à attaquer un ennemi, mais à déterminer la direction et la manière dont il s'enfonce dans la chair, les os et la matière cosmique de la planète hôte.
Le titre se distingue radicalement des deck-builders traditionnels par son approche du mouvement. Là où la plupart des jeux du genre opposent le joueur à des adversaires lors d'affrontements au tour par tour, Voraxis fait du déplacement sur une grille l'élément stratégique central. Il faut gérer le nombre de coups restants tout en atteignant un seuil de points pour progresser vers les couches inférieures. Certaines tuiles réduisent le score et doivent être évitées, tandis que d'autres obstacles s'avèrent incontournables, forçant le joueur à adapter constamment sa stratégie.
Un système d'évolution tentaculaire
La ressource principale du jeu, l'anima, permet d'améliorer les cartes existantes ou d'en acquérir de nouvelles. Le système de personnalisation repose sur les Évolutions et les Mutateurs, deux mécaniques complémentaires qui permettent de modifier profondément chaque run. Avec plus de 30 cartes jouables, 60 mutateurs et 50 évolutions différentes au lancement, les combinaisons possibles sont vastes. Des Catalyseurs, au nombre d'une dizaine, viendront enrichir le contenu après la sortie.
Cette approche de la personnalisation par couches successives rappelle la philosophie des roguelikes modernes qui misent sur la rejouabilité. Chaque échec débloque de nouveaux contenus, encourageant l'expérimentation. Les amateurs du genre retrouveront cette mécanique de progression par l'échec dans des titres comme Carmageddon: Rogue Shift ou encore le récent Cult of the Lamb, qui continue d'enrichir son contenu.
Un écrin pixel art organique
L'univers visuel de Voraxis tranche avec les esthétiques habituelles du genre. Le pixel art sert ici une direction artistique sombre et organique, où le joueur traverse des environnements composés de tissus vivants, de structures osseuses et de matière cosmique en perpétuelle mutation. L'atmosphère, qualifiée de dark fantasy par les tags Steam, installe un malaise permanent : la planète est vivante, et le joueur en est le prédateur.
Le jeu tourne sur Windows et macOS (à partir de Sequoia), avec une compatibilité confirmée sur Steam Deck via Proton 10. Le support manette est intégré. Une démo est actuellement disponible sur Steam, permettant de tester les mécaniques de base avant la sortie complète dont la date reste à annoncer. Précisons que le jeu est pour l'instant uniquement disponible en anglais et en chinois simplifié.
Avec son concept de deck-builder centré sur le mouvement plutôt que sur le combat, Voraxis apporte une variation bienvenue dans un genre qui ne cesse de se réinventer. Reste à voir si le contenu final tiendra la promesse d'une rejouabilité à la hauteur de ses ambitions parasitaires.
Sources : Gaming On Linux, Steam.
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