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2025 : les 150 jeux néo-rétro qui ont marqué l'année selon Recalbox

Incroyable Fabrice ! l'animateur historique de la chaîne Recalbox, vient de livrer un travail titanesque : une rétrospective de plus de quatre heures passant en revue les 150 titres néo-rétro, pixel art et indépendants qui ont marqué 2025. Un exercice devenu traditionnel sur cette chaîne où le passionné œuvre depuis des années à documenter la scène rétro-gaming francophone.
publié le 31 décembre 2025
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Cette sélection, fruit de centaines de streams et de découvertes en direct avec la communauté, constitue un véritable mémo pour les joueurs souhaitant rattraper leur retard. Voici le panorama complet, mois par mois.

Janvier : un démarrage sur les chapeaux de roues

L'année a commencé fort avec Bladechimera (16 janvier), metroidvania cyberpunk de Team Ladybug qui a conquis Fabrice lors d'un stream mémorable. Les amateurs de Symphony of the Night y trouvent leur compte avec ce run'n'gun nerveux aux évaluations extrêmement positives sur Steam.

Tales of Graces f Remastered (17 janvier) célèbre les 30 ans de la licence avec un JRPG enfin disponible en français. Lonely Mountains: Snow Riders (21 janvier) prolonge l'expérience VTT de la série avec des descentes à ski en totale liberté — un coup de cœur personnel de Fabrice qui a enchaîné les heures dessus.

Le même jour sort Somber Echoes, metroidvania à l'esthétique sombre testé en live, suivi de près par Ender Magnolia (22 janvier), suite d'Under Lilies qui cumule plus de 15 500 évaluations extrêmement positives — probablement l'un des jeux les mieux notés de l'année.

Le mois se poursuit avec Butcher's Creek, survival horror dans les Appalaches, Dead of Darkness (un Resident Evil en 2D pixel art que Fabrice qualifie de pépite), Tails of Iron 2 (28 janvier), The Mute House (clone assumé de Resident Evil) et Cryptical Path (29 janvier), roguelight français d'Old Skull Games où le joueur dessine lui-même son labyrinthe.

Février : le triomphe de Guns of Fury

While Waiting (5 février) ouvre le mois avec un concept lunaire — terminer un jeu en ne faisant rien — signé par l'équipe de Moncage. Rift of the NecroDancer ramène le jeu de rythme sur le devant de la scène avec près de 5 000 évaluations positives.

Big Helmet Heroes (6 février) ravit les amateurs de beat'em up coopératif, tandis que Keep Driving, RPG de gestion routière à travers l'Amérique, séduit par son ambiance unique — un coup de cœur d'Atomium désormais traduit en français.

Mais le véritable événement de février, c'est Guns of Fury : Metal Slug rencontre le metroidvania dans ce run'n'gun qui remporte le vote du public avec 65 % des suffrages lors du stream.

Complètent le tableau : Metal Suits: Contre-Attaque (13 février) et ses mécaniques d'armures variées, Tomb Raider IV-VI Remastered (14 février), X-Out: Resurfaced (20 février) — revival Amiga à la difficulté d'époque —, The Backrooms 1998 avec son esthétique VHS, et Whisker Squadron: Survivor.

Mars : gestion de musée et pixel tactique

Two Point Museum inaugure le mois, ce jeu de gestion s'avère étonnamment addictif malgré l'absence de voix françaises. MainFrames, platformer hardcore français de The Arcade Crew, met en scène une disquette dans un environnement de bureau informatique.

Le 6 mars, Konami ressort Suikoden I & II HD, enfin traduits en français — un événement pour les fans de JRPG, malgré un tarif jugé élevé par Fabrice. Rogue : Genesia, vampire survivor-like français, et Beyond the Ice Palace 2 (10 mars), action-platformer aux chaînes maudites, complètent l'offre.

Asylum (13 mars) plonge dans l'horreur lovecraftienne, Wreckfest 2 (20 mars, early access) ressuscite Destruction Derby, et GladMort (21 mars) torture les joueurs avec sa difficulté Ghost'n Goblins. Dark Deity 2 (24 mars) offre un tactical RPG pixel art malheureusement sans français.

Coup de cœur surprise : Spilled! (26 mars), petit jeu cosy d'une développeuse solo où l'on nettoie les océans en bateau. Une à deux heures de pur bonheur. Gal Guardians: Servants of the Dark (27 mars) mêle Castlevania et mitraillettes, Bubble Ghost Remake ressuscite le classique Game Boy, et Ambidextro propose de contrôler un mage coupé en deux avec une seule manette.

Avril : Clair Obscur rafle tout

Elroy and the Aliens (2 avril), point'n'click déjanté, ouvre le bal. Commandos: Origins (9 avril) ramène le tactical en temps réel, Into the Dead: Our Darkest Days transpose The Walking Dead en Texas 1980 avec succès.

Blue Prince (10 avril), mélange Cluedo et labyrinthe mouvant — des dizaines de milliers d'évaluations positives malgré l'absence de français. Bionic Bay poursuit la veine cinematic platformer, Mandragora: Whispers of the Witch Tree propose un RPG d'action dark fantasy, et White Knuckle fait rager Fabrice avec son escalade roguelike sous-marine.

Asura The Striker mise sur ses "énormes arguments" dans un shoot'em up 3D arcade, Tempest Rising ravit les nostalgiques de Command & Conquer, Fatal Fury: City Of The Wolves (24 avril) marque le retour de SNK après 26 ans, et L'Amerzone - Le Testament de l'Explorateur rend hommage à Benoît Sokal.

Mais le phénomène du mois — et de l'année — c'est Clair Obscur: Expedition 33 (24 avril). Les Français de Sandfall Interactive ont "mis une fessée à tout le monde" selon Fabrice, raflant 19 prix aux Game Awards. RPG au tour par tour dans une France Belle Époque, le jeu écrase le vote avec 66 % des suffrages. Wizordum, boomer shooter magique, clôture dignement le mois.

Mai : araignées, Doom et livraisons explosives

The Midnight Walk ouvre mai avec sa direction artistique stop-motion en argile — nominé aux Game Awards et adoré en stream. The Precinct (13 mai) transpose l'inspecteur de police dans un univers néon-noir.

DOOM: The Dark Ages divise mais impressionne, tandis que A Webbing Journey (19 mai) devient un des coups de cœur de l'année : Untitled Goose Game version araignée dans une maison, "démoniaque et terriblement addictif".

Nitro Express innove avec son tir à 360°, Kathy Rain 2: Soothsayer (20 mai) poursuit l'enquête du point'n'click culte, JDM: Japanese Drift Master explore la culture automobile nippone, et Out of Sight propose une mécanique géniale : incarner une fillette aveugle voyant à travers les yeux de son ours en peluche.

Deliver At All Costs (22 mai), édité par Konami, fait dans le délire livraison chaotique — élu jeu du mois avec 40 % des votes. Le même jour sortent Warhammer 40,000: Speed Freeks et Onimusha 2 (jugé paresseux par l'animateur). PaperKlay et Pipistrello and the Cursed Yoyo (28 mai, premier "yoyo-vania") complètent le mois.

Juin : pêche zen et copier-coller de textures

Deltarune (4 juin) débarque enfin avec des dizaines de milliers d'évaluations, Parallel Experiment (5 juin) propose une coopération en ligne où chaque joueur ne possède que la moitié de la solution, et Dragon Is Dead mêle action-platformer et roguelike.

Cast n Chill écrase la concurrence : ce jeu de pêche aux graphismes sublimes remporte 67 % des suffrages du mois. Summit : Steps of Solace (19 juin) fait du Celeste avec grappin, Chronicles of the Wolf offre un Castlevania narré par Robert Belgrade.

Gros coup de cœur de Fabrice : Ruffy and the Riverside (19 juin), où le héros copie-colle les textures de l'environnement pour progresser. Des mécaniques façon Super Mario Odyssey dans un écrin poétique.

Juillet : le duel Ninja Gaiden vs Earthion

Patapon 1+2 Replay (11 juillet) ressuscite le rythme PSP, Eriksholm: The Stolen Dream (15 juillet) transpose Commandos en aventure narrative, et The Karters 2: Turbo Charged offre un Crash Team Racing développé par une seule personne avec des mods délirants.

The Drifter propose un point'n'click thriller où l'on incarne un vagabond assassiné — malheureusement sans français malgré des critiques dithyrambiques. Fretless (17 juillet) fusionne JRPG et instruments de musique légendaires, Back to the Dawn (18 juillet) fait du Prison Break animalier.

Hell Clock mêle roguelike et folklore brésilien, Monument Valley 3 étend l'expérience mobile culte, Wheel World raconte une histoire de cyclistes et d'esprits, et Primal Planet crée le premier "dino-vania" jouable en coop locale.

Le 31 juillet, double événement : Earthion, shoot'em up composé par le légendaire Yuzo Koshiro, et Ninja Gaiden: Ragebound de The Game Kitchen et Dotemu. Ce dernier "remet les bases de ce que doit être un jeu de ninja" avec des graphismes sublimes. Reflex Unit : Strike Ops ressuscite Desert Strike, Heartworm mêle caméra fixe et 3D lopoly. Le vote départage difficilement Earthion (43 %) et Ninja Gaiden (36 %).

Août : le mois des remakes et de Shinobi

Gradius Origins compile les classiques Konami supervisés par M2, Static Dread: The Lighthouse marie Lovecraft et Papers Please, et Öoo met en scène une chenille-bombe dans un puzzle-platformer à 5 000 évaluations positives.

Is This Seat Taken? fait mourir de rire avec son placement de table capricieux, Heretic + Hexen reviennent en HD, Whisper Mountain Outbreak fusionne escape game et tir coopératif, et Fallen City Brawl souffre de son approche trop old-school sans rejouabilité.

Ovis Loop propose un roguelike mouton-robot, Project X: Light Years poursuit le legacy Amiga, Stick It to the Stickman (Devolver Digital) fait dans le beat'em up physique hilarant, et Sword of the Sea (19 août) offre du surf sur sable par le créateur de Journey.

The Rogue Prince of Persia (20 août) sort enfin d'early access, Quartet (26 août) rappelle Live A Live, et Metal Gear Solid Δ fait polémique avec son prix de 80 € pour un remake aux mécaniques datées.

Le 29 août, Shinobi: Art of Vengeance de Lizard Cube et Dotemu met tout le monde d'accord : animations à couper le souffle, gameplay exemplaire. Le jeu remporte 60 % des votes du mois.

Septembre : Silksong bouleverse tout

Le 4 septembre, Hollow Knight: Silksong de Team Cherry arrive enfin. L'onde de choc est telle que tous les jeux concurrents reportent leur sortie. Près de 100 000 évaluations plus tard, le phénomène confirme sa légende.

Katanaut mêle roguelike et horreur cosmique spatiale, Chrono Gear: Warden of Time joue avec les paradoxes temporels, Gloomy Eyes (développé en France) transpose l'expérience VR en aventure coopérative zombie/humaine sublime.

Easy Delivery Co. cache d'étranges secrets derrière ses livraisons de colis — désormais traduit en français. LAN Party Adventures fait revivre l'organisation de LANs des années 90 avec enquête sur la disparition d'un ami. Platypus Reclayed ressuscite le shoot'em up en pâte à modeler.

Megabonk (18 septembre) devient la nouvelle drogue : Vampire Survivors en 3D avec des centaines de milliers d'avis. Ratatan perpétue l'héritage Patapon en roguelike coopératif. TouHou Makuka Sai (24 septembre) ravit les bullet hell addicts.

Sonic Racing: Cross Worlds propose des courses dimensionnelles à 69 € (ouch), Tokyo Xtreme Racer ramène le street racing nocturne, Silent Hill F (25 septembre) retrouve la vraie ambiance de la série malgré ses 80 €, et Hades II sort enfin d'early access.

CloverPit (26 septembre) grosse drogue avec sa machine à sous cauchemardesque, et Final Fantasy Tactics Remaster (30 septembre) divise avec sa direction artistique "baveuse" mais offre enfin une traduction française.

Octobre : Ball X Pit contre Absolum

Chronoquartz (2 octobre) impose 10 tours par boucle dans un puzzle temporel malin. Shrine's Legacy (4 octobre) ressuscite l'esprit Secret of Mana en coop. Yooka-Replaylee avait spoilé la Switch 2, Bye Sweet Carole dessine à la main son horreur Alice au pays des merveilles.

Absolum (Dotemu/Guard Crush) redéfinit le beat'em up roguelike : "du caviar manette en main". Little Nightmares 3 (10 octobre) déçoit avec sa coop uniquement en ligne. Spindle fait du Zelda-like avec un cochon mignon et le thème de la mort.

Ball X Pit (15 octobre) fusionne casse-briques et survival avec une efficacité redoutable — disponible sur Game Pass et élu jeu du mois. Darkenstein 3D (21 octobre, gratuit) rend hommage à Wolfenstein.

Ninja Gaiden 4 impressionne techniquement mais laisse Fabrice de marbre. Dispatch offre "une des meilleures séries Netflix du moment" en jeu de super-héros. Tormented Souls 2 perpétue dignement le survival horror classique.

Toziuha Night: Order of the Alchemists (27 octobre) repompe ouvertement Castlevania — et ça fonctionne. Simon the Sorcerer Origins ramène le sorcier sarcastique. Silly Polly Beast intrigue avec son mélange tir/horreur. Dragon Quest I & II HD-2D Remake soigne la nostalgie à 60 €.

Echoes of the Living (31 octobre) réimagine le survival horror années 90, et Flesh Made Fear pousse le concept jusqu'aux graphismes PlayStation 1 et contrôles tank — une pépite selon Fabrice.

Novembre : Neon Inferno, le coup de cœur

Lone Fungus: Melody of Spores (7 novembre) propose un champivania avec système de screenshots annotés innovant. The Falconeer: Revolution Remaster offre son remaster en DLC gratuit aux possesseurs du jeu original — un modèle selon Fabrice.

Windswept (11 novembre), héritier de Donkey Kong Country avec canard et tortue, fait rager par sa difficulté. Lumines Arise revisite le puzzle PSP en VR. Possessor(s) (Devolver) propose du cinematic platformer effréné.

Moonlighter 2: The Endless Vault prolonge la double vie marchand/aventurier. Cleared Hot ressuscite Desert Strike avec brio — développé par une personne, édité par Microprose, un énorme coup de cœur.

R-Type Delta: HD Boosted fait souffler fort avec son remaster minimal à 25 €. Mais le vrai trésor caché, c'est Neon Inferno : "probablement un des meilleurs run'n'gun de l'histoire du jeu vidéo" selon Fabrice, alternant shoot horizontal et rail shooter, débordant d'amour pour l'ère 16 bits. Sous-coté avec seulement 200 évaluations, il remporte pourtant le vote du mois.

Constance fait du Celeste dessiné à la main sur le thème de la santé mentale. Captain Wayne propose un FPS cartoonesque à bras-fusil à pompe pour 9 €.

Décembre : la dernière ligne droite

Marvel: Cosmic Invasion (1er décembre) offre un beat'em up 4 joueurs crossplay testé en stream — pas parfait mais fun pour les fans Marvel. The Art of Reflection joue avec les miroirs et la gravité façon Portal. Old School Rally (3 décembre) sort d'early access pour les nostalgiques de Colin McRae.

Octopath Traveler 0 (4 décembre) divise et reste cher à 50 €. Rhythm Doctor explose avec 25 000 évaluations en 20 jours pour son gameplay de défibrillation rythmique. Skate Story (Devolver) transforme le skateboard en quête spirituelle.

Dunjungle offre un roguelike singe protecteur de la jungle. Enfin, Terminator 2D: NO FATE (12 décembre) arrive avec un an de retard : visuellement réussi, bourré de fan service, mais sans aucun challenge ni rejouabilité. "Son vrai prix devrait être 14 €", estime Fabrice.

Le bilan d'une année monumentale

Au terme de cette rétrospective marathon, Fabrice aura documenté l'intégralité de la production néo-rétro 2025 — un travail colossal reflétant des années de passion pour la scène indépendante et rétro-gaming. La chaîne Recalbox aura streamé près de 150 jeux cette année, offrant à sa communauté un regard unique sur des pépites souvent méconnues.

Les grands gagnants ? Clair Obscur: Expedition 33 pour l'événement français, Hollow Knight: Silksong pour le phénomène, Shinobi: Art of Vengeance et Ninja Gaiden: Ragebound pour le renouveau ninja, et Neon Inferno pour la découverte injustement ignorée.

Sources :

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