Bullet Banshee croise shmup vertical et roguelite à objets cumulables

/ Bullet Banshee mêle shoot'em up vertical et roguelite : 21 niveaux, plus de 40 objets cumulables et des transformations mythiques, pour 4,99 € sur PC, Mac et Linux.
publié le 28 octobre 2026

Le shoot'em up vertical a trouvé un nouveau partenaire de jeu. Sorti le 29 septembre sur Steam, Bullet Banshee, du studio Studio Megasoma, greffe sur la formule classique le système de progression des survivor-like : chaque ennemi abattu rapporte de l'expérience, et chaque niveau gagné ouvre un choix entre trois cartes d'amélioration. Vendu 4,99 €, le jeu tourne nativement sous Windows, macOS et Linux.

Une arme construite pièce par pièce

Le principe repose sur le cumul. Le joueur pilote un unique vaisseau à travers 21 niveaux qui ne défilent que vers le haut, et pioche parmi plus de 40 objets passifs qui s'empilent. Un deuxième Multishot ajoute un projectile à l'éventail, un cinquième Poison finit par infliger plus de dégâts que le canon lui-même, tandis que Fork écarte les tirs et que Ricochet renvoie ceux qui ratent leur cible. Le développeur résume l'objectif ainsi : trouver la combinaison qui « dérape ».

Tous les dix niveaux, la pioche propose un objet Mythique, à condition de posséder déjà celui qu'il transforme. Unishot replie tout l'éventail du Multishot en un seul projectile qui conserve les dégâts, Bloodforge convertit les points de vie maximum en puissance de feu, et Phase Loop permet de sortir d'un côté de l'écran pour réapparaître de l'autre, une échappatoire précieuse dans les passages les plus chargés. S'y ajoute un emplacement d'équipement actif, rechargé à force de destructions, parmi dix possibles : téléportation à travers un barrage, trou noir, laser de la hauteur de l'écran ou éclair en chaîne.

Le mélange rappelle Risk of Rain dans sa façon d'empiler les objets, et les débuts trompeusement faciles servent surtout à constituer un premier arsenal. Passé le dixième niveau, les ennemis frappent plus fort, plus d'une centaine de formations conçues à la main se succèdent, et les élites entrent en scène avant l'affrontement final contre le Sovereign. Sa défaite débloque un mode Infini qui prolonge l'ascension au-delà du 21e niveau.

Mourir, puis revenir plus lourd

Chaque partie, même abandonnée, rapporte de la Salvage, une monnaie qui finance des améliorations permanentes : coque, charge, dégâts ou objets de départ. Ces bonus peuvent être désactivés pour une partie sans aide, et un succès récompense ceux qui terminent le jeu avec un hangar vide. Trois vaisseaux et plusieurs peintures complètent l'ensemble. Le jeu s'ouvre en outre aux mods : au lancement, il lit le dossier utilisateur, où des packs de ressources peuvent remplacer du contenu et des fichiers .tres ajouter vaisseaux, objets et vagues d'ennemis.

Les premiers retours saluent un équilibre plus soigné que dans la plupart des bullet heaven : accumuler les améliorations ne rend pas le jeu trivial, et la moindre inattention se paie cher lorsque tirs en arc et lasers referment l'espace disponible. La direction artistique en low poly, aux accents de PlayStation première génération, et une bande-son entraînante font aussi l'unanimité. Sur Steam Deck, le jeu se prend bien en main, même si le petit écran complique la lecture des phases les plus agitées. Les demandes portent sur davantage de boss, un mode coopératif et des textes d'interface plus lisibles.

Avec seulement quatorze évaluations sur Steam, positives à 92 %, Bullet Banshee reste confidentiel. Il s'inscrit pourtant dans la vague des jeux qui saturent l'écran d'ennemis et des survivor-like qui se réinventent. Pour les amateurs de shmups plus traditionnels, l'actualité récente compte aussi Earth Atlantis Abyss et le retour de The Raiden Project sur consoles, sans oublier les autres shoot'em up du site.

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