
Quarante ans après ses débuts au Japon, The Legend of Zelda trouve une nouvelle terre d'accueil inattendue : le Commodore 64. Signalé par Indie Retro News et Console Classics, un portage non officiel du premier épisode de la saga de Nintendo est désormais jouable sur l'ordinateur de Commodore. Il est l'œuvre d'un développeur connu sous le pseudonyme de Goldfinger.
Une conversion du code de la NES
Il ne s'agit pas d'une recréation libre, mais d'une conversion. Goldfinger s'appuie sur le code assembleur du jeu NES, désassemblé et commenté par Aldo Núñez et publié sur GitHub. La page du projet sur CSDb précise qu'il ne contient « NO AI generated content », une mention qui n'est pas anodine à l'heure où les portages assistés par intelligence artificielle se multiplient.
Le jeu fonctionne depuis une cartouche EasyFlash 3 et détecte automatiquement les machines PAL et NTSC. La version actuelle dépasse légèrement les 128 Ko de la cartouche NES d'origine, et le développeur compte optimiser son code pour revenir sous cette limite. Un chargement depuis le lecteur de disquettes 1541 est envisagé, comme un clin d'œil à la version originale du jeu, parue en 1986 sur le Famicom Disk System.


Presque tout Hyrule
Le contenu est déjà bien fourni : monde principal, donjons souterrains, défilement entre les salles, ennemis et combats, écran des objets, séquence d'introduction en mode démo, musique et bruitages, ainsi que la création de personnage et la sauvegarde de la progression directement sur la cartouche. Selon Console Classics, une partie a été menée jusqu'au bout sur un Commodore 128 sans plantage. La vitesse est proche de celle de la NES, et le développeur estime même que sa version pourrait à terme se passer des ralentissements de l'original.
Tout n'est pas encore parfait. Certaines salles de boss souffrent de ralentissements, quelques bugs restent à corriger, et Goldfinger juge lui-même ses graphismes encore « lame ». Les versions de développement sont publiées sur CSDb, et le suivi du projet a lieu sur le forum Lemon64.
Le spectre de Nintendo
Le principal obstacle pourrait toutefois être juridique. Goldfinger aimerait publier le code source complet de son portage, pour que la communauté puisse améliorer le moteur ou le réutiliser. Il hésite en raison de la vigilance de Nintendo envers les projets de fans exploitant ses licences. Console Classics le résume : « a playable build and a finished release are very different creatures ».
Le Commodore 64 continue en tout cas d'accueillir des conversions ambitieuses, après Doom ou le portage amateur de L'Aigle d'Or. Côté Hyrule, les fans ne manquent pas non plus d'imagination, à l'image de Zeldamon. Les autres projets autour de la série sont réunis sur la page The Legend of Zelda.
Sources : Indie Retro News
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