Amstrad CPC 6128 mini, nostalgie XXL

/ Le maker PRESS ANY KEY TO CONTINUE reproduit l'Amstrad CPC 6128 et son moniteur CTM 644 en impression 3D, avec une version jouable animée par un Raspberry Pi Zero 2 W.
publié le 18 septembre 2026

Spécialiste du rétro imprimé en 3D, la chaîne PRESS ANY KEY TO CONTINUE vient de dévoiler son dernier hommage à la micro-informatique des années 1980 : le CPC 6128 Mini, une reproduction miniature de l'Amstrad CPC 6128 et de son moniteur CTM 644. Le projet restitue fidèlement les proportions et les détails de l'un des ordinateurs 8 bits les plus populaires de l'Hexagone, tout en restant assez simple à imprimer et à assembler pour être reproduit chez soi — dans la lignée des mini-machines commerciales comme The C64 Mini ou l'Amiga A500 Mini.

Deux versions, une même fidélité

La création se décline en deux variantes. La première, purement décorative, transforme le moniteur en lampe : un rétroéclairage USB illumine des captures d'écran imprimées sur calques transparents, un procédé à double couche qui renforce la profondeur des couleurs et simule un léger effet cathodique. La seconde version est pleinement fonctionnelle et jouable. Elle embarque un écran LCD de 7 pouces en 800×600, deux haut-parleurs et un Raspberry Pi Zero 2 W, piloté par une installation RetroPie associée à l'émulateur Caprice32 — l'une des références de l'émulation Amstrad CPC. Une interface volontairement minimaliste, suffisante pour retrouver le catalogue de la machine.

La modélisation a représenté le principal défi. Là où le boîtier du clavier reste relativement minimaliste, le CTM 644 s'est révélé truffé de lignes obliques, de décrochements et d'asymétries subtiles, imposant une semaine de mesures minutieuses pour en restituer chaque finition.

Du clavier nasillard à la disquette Amsoft

Le souci du détail va loin. Les haut-parleurs ont été logés directement dans le clavier, afin de reproduire ce son 8 bits un peu nasillard « craché » par la machine d'origine — et comme Caprice32 simule aussi le grondement du lecteur de disquette, l'illusion d'un vrai lecteur intégré s'en trouve renforcée. Le système de poignée du CPC, pensé à l'époque pour rendre l'ordinateur transportable dans la maison, a lui aussi été recréé via de petits ergots biseautés qui se bloquent dans le châssis.

L'ensemble est imprimé sur une Bambu Lab A1, la conception ayant été optimisée pour limiter au maximum les supports. Faute d'impression multicolore, les lettres du clavier restent grises, et les inscriptions présentes sur l'écran comme sur le clavier sont recréées sur simple papier photo. Fidèle à l'esprit jusqu'au bout, l'auteur a même modélisé une mini disquette Amsoft 3 pouces, conçue pour s'insérer partiellement dans le lecteur — car un 6128 sans sa légendaire disquette ne serait pas tout à fait un 6128.

Un habitué des machines cultes en réduction

Le CPC 6128 Mini n'est pas un coup d'essai. La chaîne PRESS ANY KEY TO CONTINUE consacre son travail au retro computing et au retro gaming, entre restauration de matériel vintage, culture chiptune et pixels, et impression 3D de miniatures inspirées des ordinateurs des années 1980 et 1990. Son catalogue sur Cults3D couvre aussi bien le Commodore 64, l'Amiga 500, l'Atari ST que l'Oric Atmos. Ce nouveau projet prolonge d'ailleurs directement le mini moniteur Commodore que le créateur avait déjà imprimé, décliné en versions 1081 et 1084 pour accompagner les A500 Mini et C64 Mini : on y retrouve les mêmes recettes, du châssis modélisé pièce par pièce aux calques superposés pour l'effet cathodique.

Manette au repos, la machine retrouve ses couleurs vives et ses musiques 8 bits à travers une sélection de classiques : Bruce Lee, Arkanoid, Bomb Jack, Cauldron II, Gryzor, Ikari Warriors, Kung-Fu Master, Saboteur ou encore Sorcery. Les fichiers STL nécessaires à l'impression sont proposés à l'achat sur Cults3D, tandis que la mini disquette Amsoft est téléchargeable gratuitement sur MakerWorld. Une démarche qui s'inscrit dans la vague des répliques rétro, à l'image du grandeur nature THE A1200, et rappelle l'attachement durable des joueurs à l'Amstrad CPC.

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Sources : YouTube, Cults3D, MakerWorld

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