Ecstatica et Ecstatica II, les survival horrors en ellipsoïdes, ressortent sur Steam et GOG

/ SNEG réédite Ecstatica (1994) et Ecstatica II (1997) sur Steam et GOG : trois modes graphiques, rendu haute résolution sans GPU et prise en charge des manettes.
publié le 28 octobre 2026

Juste à temps pour Halloween, deux pionniers du survival horror sortent de l'oubli. L'éditeur SNEG réédite Ecstatica et Ecstatica II, sortis en 1994 et 1997, sur Steam et GOG. Les deux jeux sont proposés à 13,49 euros chacun jusqu'au 9 novembre, ou réunis dans un pack, avec des améliorations pensées pour les machines modernes.

Un monde entièrement fait d'ellipsoïdes

Conçu par le Britannique Andrew Spencer avec Alain Maindron, pour le compte de Psygnosis, Ecstatica arrive deux ans après Alone in the Dark et en reprend les plans fixes, mais avec une approche graphique sans équivalent. Là où les autres jeux en 3D empilaient les polygones, son univers est entièrement modélisé à partir d'ellipsoïdes : personnages, créatures et décors y prennent des formes arrondies, d'un réalisme surprenant pour l'époque. Le tout tournait sans carte accélératrice, à une époque où les processeurs graphiques grand public n'existaient pas encore.

Le joueur, venu simplement se ravitailler en eau, se retrouve prisonnier de Tirich, un village médiéval maudit où tout cherche à le tuer : démons, gobelins, un minotaure et un loup-garou qui refuse obstinément de mourir. La progression repose davantage sur les énigmes que sur les combats, dans une ambiance mêlant horreur et humour anglais absurde. Aucune barre de santé, aucune carte ni aucun journal de quêtes ne vient briser l'immersion. Le jeu se pratique avec un héros ou une héroïne, et compte plus de 200 séquences animées.

Sorti en 1997, Ecstatica II agrandit le monde, avec un château et ses donjons, un village et des étendues sauvages. Le combat au corps à corps y gagne en importance : armes à ramasser, esquives et contre-attaques, auxquels s'ajoutent des sorts et des potions aux effets imprévisibles. Les ennemis et les rencontres sont tirés au hasard, de sorte que chaque partie diffère.

Trois modes graphiques, aucun GPU requis

La réédition d'Ecstatica propose trois modes graphiques, interchangeables en pleine partie pour comparer les rendus : celui de la version DOS de 1994, celui de la réédition Windows 95 de 1997, et un mode logiciel qui calcule l'image en haute résolution en temps réel, sur le seul processeur, sans carte graphique. Ecstatica II conserve les modes Windows 95 et logiciel. Les deux jeux gagnent des commandes modernisées et une prise en charge complète des manettes.

Les puristes n'ont pas été oubliés. Une option « Jambes qui tremblent » restaure le tremblement des jambes du héros de la version DOS, tandis que les « Plafonds DOS » rétablissent les plafonds et encadrements de porte plus bas de l'édition d'origine. La bande-son est proposée en trois versions, les mêmes morceaux sonnant différemment selon le réglage choisi.

Fondé en 2020 par deux anciens employés de GOG, SNEG s'est spécialisé dans la réédition de jeux PC oubliés. Sous Linux et sur Steam Deck, les jeux passent par la couche de compatibilité Proton, et les premiers retours font état de bons résultats, au prix d'un réglage des commandes sur la console de Valve. La réédition rejoint une série de retours du survival horror des années 1990, de la trilogie Alone in the Dark offerte par GOG à ReHaunted, sa réinvention open source, en passant par le portage Amiga du premier épisode ou Sanitarium Enhanced. D'autres classiques du genre sont à retrouver sur la page Survival Horror.

Sources : MO5.COM, Steam

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