
Le baroudeur à chapeau mou poursuit sa tournée des machines 16 bits. Après Speedball 2 évoqué hier, Z-Team vient de publier Rick Dangerous DX sur Neo Geo, dans une version compatible avec les bornes MVS, les consoles AES et le format CD. Le jeu est proposé à prix libre sur itch.io, où l'on nous indique que sont développement est encore en cours.
Une lignée de portages qui remonte à 1989
L'original est une affaire de famille pour la scène homebrew. Sorti en 1989 sur Atari ST et Amiga OCS, Rick Dangerous fut le premier jeu de Core Design, programmé et conçu par Simon Phipps, avec Terry Lloyd aux graphismes, et édité par Firebird. Le titre transposait l'imagerie d'Indiana Jones dans un platformer réputé pour son exigence : cavernes, temples, rochers roulants et pièges à pointes s'y déclenchent sans prévenir, obligeant à mémoriser chaque écran à force d'échecs. Phipps rejoindra plus tard les équipes de Tomb Raider, autre variation sur l'archéologue aventurier.
La version qui débarque aujourd'hui sur Neo Geo est un rétroportage de l'édition Nintendo Wii réalisée par Magic Team en 2008, dont Dalk avait signé les graphismes. Elle prolonge une chaîne de conversions entamée par le remake Amiga de Domkid et Troudki en 2023, suivie par une adaptation Mega Drive du même Domkid en 2025. Cette dernière comblait une lacune : la console de Sega n'avait jamais reçu de portage officiel du jeu.


Le Scorpion Engine hors de son terrain d'origine
Pour cette édition Neo Geo, Domkid a repris l'intégralité des graphismes issus de la version Wii et les a remasterisés. L'écran-titre est entièrement neuf : il reprend une illustration originale dessinée par Simon Phipps en 2018, ce qui offre au portage une caution rare pour un projet amateur. Quant à la bande-son, elle est confiée à Stark.
Le développement s'appuie sur le Scorpion Engine, l'outil de création conçu par Earok et d'abord pensé pour l'Amiga, que le développeur remercie explicitement pour son accompagnement. L'environnement a déjà fait ses preuves sur la machine de Commodore, notamment avec Dr Dangerous, suite officieuse développée avec le même moteur. Le voir produire une ROM Neo Geo illustre l'élargissement progressif de ses cibles matérielles, un mouvement qui profite directement aux plateformes délaissées par la production commerciale.


Cartouche, CD ou émulateur
Le jeu fonctionne sur matériel d'origine à condition de disposer d'une cartouche programmable, les BackBit, Darksoft et NeoSD de Terraonion étant cités, ou d'un chargeur SD pour la Neo Geo CD. Les émulateurs MAME et Raine font également l'affaire. Le jeu exploite les quatre boutons de la machine : tir, saut, dynamite et bâton, l'arsenal complet du personnage.
Après l'Amiga, la Master System et la Mega Drive, la Neo Geo rejoint donc la collection. Reste à savoir quelle machine la scène ira réveiller ensuite, la mécanique du jeu de 1989 supportant visiblement tous les déménagements.
Sources : Z-Team
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